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La mise en oeuvre
Le diagnostic1 ) Contrôle visuel
Avant de ce préoccuper de la remise en état, il est capital d’évaluer les dégâts : Les cloques sont le signal d’alarme le plus courant. La taille des cloques peut varier de la tête d’épingle à la largeur de la paume de la main. La présence d’un fluide derrière une cloque ayant une odeur piquante et vinaigrée, ou si sa consistance est grasse ou collante, il est fort probable qu’il y ait osmose. Certaines cloques apparaissent pour d’autres raisons que l’osmose. Elles apparaissent souvent sous forme de plaques de petites cloques ou boursouflures de la taille d’une tête d’épingle, soit localement (souvent autour de la ligne de flottaison), soit sur toute la surface de la coque située sous l’eau. Ces cloques sont souvent dures et difficiles à casser. Si quand on les ouvre, ces cloques sont sèches, sans odeur évidente, elles peuvent être dues à des vides d’air. Ce n’est pas un problème grave, mais le taux d’humidité de la coque doit être vérifié. Si le cloquage est faible et localisé à une surface, on peut traiter cloque par cloque. On enlève l'antifooling puis le primaire, on creuse au ciseau à bois et on élargie autour. On rince abondamment, on laisse sécher puis on l'enduit avec un enduit de ratissage. Cette solution associée à un hivernage régulier à terre permet d'interrompre progressivement le phénomène d'osmose. Une inspection régulière et méticuleuse est obligatoire. 2) Mesure du taux d'humidité de la coque
Les
appareils de mesure sont tout simplement des hygromètres
électroniques destinés à l’origine à
mesurer le taux d’humidité de matériaux de
construction divers. Ils fonctionnent
sur le principe de la mesure de la capacitance d’un
matériau en créant un champ radioélectrique entre
deux électrodes appliquées sur la surface. La capacitance
diminue avec l’augmentation de la teneur en eau. Avant toute mesure, il est impératif que le gelcoat soit mis à nu et sa surface séchée afin de ne pas fausser les mesures. L'analyse des mesures n'est significative qu'en établissant une comparaison entre les oeuvres mortes et les oeuvres vives. Il est indispensable de mesurer l’humidité des oeuvres mortes (apès une période de séchage du bateau) afin d’établir une base de comparaison. Les chiffres obtenus (qui peuvent atteindre 25% et plus) ne sont pas des taux d’humidité relative. Un bordé ne peut en aucun cas absorber 25 % de son poids en eau, le maximum pouvant être atteint est d’environ 2 à 3 %. En conclusion, ces appareils sont très utiles pour contrôler le séchage d’une coque par comparaison, mais pas comme seul moyen de détection et/ou de prédiction du phénomène d’osmose. Le traitement 1) Préparation(voir exemple devis ci dessus)
Une élimination du gel-coat par sablage ou pelage permet l’élimination des zones cloquées. La technique traditionnelle est le pelage du bateau à la raboteuse. Mais il vaut mieux recourir à un sablage car les cloques s'enfoncent souvent profondément dans le tissu de verre et la raboteuse se contente de couper superficiellement le matériau. Par un sablage, on creuse chaque aspérité assurant une élimination complète des solvants. L’utilisation de ponceuses électriques n’est un moyen fiable, atteindre le fond des cloques est quasiment impossible , l’échauffement de la résine rebouche certaines microbulles, emprisonnant de l’air. Un pelage du gel-coat associé avec un sablage à l'eau chaude donne de très bon résultats. Suite à ce décapage, il est indispensable de laver abondamment la coque au jet haute pression afin d’éliminer les produits d’hydrolyse. D’un séchage parfait dépend la longévité du traitement et de sa qualité, l’utilisation d’un local chauffé s’impose. Il est essentiel que l’humidité présente dans le stratifié soit éliminée totalement. Le séchage en extérieur parfois seul possible pour des raisons financières ou de disponibilité de locaux appropriés est un sérieux handicap. Il faut dans ce cas utiliser tous moyens de protections qui permettent de limiter le contact avec de forts taux d’humidité. Toute présence d’humidité dans le matériaux est la principale cause d’osmose. Le temps de séchage sera de plusieurs mois selon la quantité d’eau présente et la rapidité de son élimination. 2) La protection (voir exemple devis ci dessus)
Le
masticage peut alors intervenir, seul l’emploi de système
époxy est à retenir à l’exclusion de tout
autre. Après plusieurs passes d’enduits et
ponçages, il ne reste plus qu’a effectuer un cycle de
finition avec des époxy ou polyuréthanes. Il est
à retenir que ces cycles feront office de gel-coat et que leur
application devra être soignée. Il faut toujours
protéger un enduit même époxy car les charges du
mastic peuvent être relativement hydrophiles. De toutes
façons il est impératif de suivre à la lettre les
conseils d’utilisations des fabricants de produits et
éviter les mariages entre marques.En conclusion: La réfection est un travail très délicat, difficile pour un particulier, La prévention L’état des fonds du bateau est à surveiller de prés, la stagnation d’eau de ruissellement due à la condensation, aux infiltrations (presse étoupe etc...). Souvent la qualité de finition de ce revêtement laisse à désirer, une réfection de celui-ci est à envisager. Attention au polish à base de silicones qui peut attaquer le gel-coat, il est préférable d’utiliser des polish aux polymères. Il semblerait aussi que l’utilisation de certain antifouling contenant des choloroprènes dégrade les gel-coats. Attention au nettoyeur haute pression, spatule métallique ... lors des carénages. Le meilleur moyen de lutter contre l'osmose réside dans le stockage à terre durant la période creuse (pas en rivière car l'osmose est plus importante en eau douce). Site de référence : http://pagesperso-orange.fr/apreghen/osmose.html Détail en photo : http://www.nauticpeinture.com/traitement-de-losmose.php |