Les chiffres : comparatifs
Le
plan de formes
|
La carène est représentée par ses intersections avec différents plans de coupe horizontaux, transversaux et longitudinaux ; en particu- lier par 11 sections transversales (les couples) , réparties régulièrement sur la ligne de flottaison, le couple 0 à l'extrémité avant de ta ligne de flottaison et le couple 10 à son extrémité arrière ; 6 plans horizontaux, les lignes d'eau dont la ligne de flottaison et 4 plans longitudinaux, les longitudinales, dont le profil de quille.
Sur le plan
horizontal est représentée, de plus, la courbe
des aires des couples (en tiret
long), qui est représentative de la répartition
longitudinale des volumes
immergés de la carène et du lest. Elle a,
généralement, l'allure d'un chapeau
de gendarme. C'est probablement l'un des éléments
les plus importants pour
juger d'un plan. |
Les
caractéristiques
Poids
en ordre de mar-che
: c'est
le poids du bateau complet avec le mât, le
gréement, les voiles, l'accastillage
et tout l'équipement de sécurité
obligatoire pour la catégorie de navigation.
Déplacement
en charge (D)
: pour les
dériveurs, c'est
te poids en ordre de marche, augmenté du poids de
l'équipage. Pour les
habitables, on ajoutera au poids de l'équipage les vivres,
les effets personnels,
les réserves d'eau et, éventuellement, de fuel
pour le genre de navigation
correspondant au programme du bateau.
Surface
de voilure : les
surfaces indiquées
comprennent toujours les ronds de chutes pour les grand-voiles et les
bavettes
pour les génois. Pour les habitables, nous donnons en outre
la surface du triangle
avant, dont la somme avec la grand-voile donne la surface qui sera
utilisée
dans le coefficient de vitesse moyenne.
Surface
du maître couple immergé en charge (B) : C'est
la surface de la section transversale maximale de la carène
(quille ou lest
compris): C'est l'un des facteurs les plus importants pour
déterminer la
résistance à l'avancement, aux vitesses moyennes
et élevées.
Surface
mouillée (M) : C'est la surface de la
coque, du lest, du safran et de tous les appendices en contact avec
l'eau.
C'est l'élément de frein essentiel aux petites
vitesses.
Surface
de dérive : C'est la surface de la section
longitudinale maximale. C'est elle, et en particulier la surface du
lest, qui
s'oppose au déplacement transversal du bateau et qui, donc,
favorise ses possibilités
de remonter au vent. C'est un facteur qu'il faut utiliser avec
circonspection,
car la forme des appendices, leur portance, est au moins aussi
déterminante.
Cependant, toutes choses étant égales par
ailleurs, le rapport entre la surface
de voilure et la surface de dérive permettra de juger des
qualités du bateau
dans ce domaine.
Les
coefficients
Aptitude
à naviguer par petit temps : V/M : Pour
la juger, il faut comparer
le « moteur » aux « freins »
c'est-à-dire la surface de voilure maximale V à
la
surface mouillée M. Plus le rapport est important, plus le
bateau sera rapide
dans le petit temps.
Vitesse
moyenne
: V/B : Le rapport entre la force
propulsive et la résistance à l'avancement dans
ces conditions de vitesse
caractérise le coefficient de vitesse moyenne,
c'est-à-dire le rapport V/B.
Dans son appréciation, il faudra le corriger par le
coefficient de raideur à la
toile. En effet, un rapport V/B important n'a plus de sens si le bateau
ne peut
pas tenir la voilure V et doit réduire dès que le
vent force.
Vitesse
limite et coefficient prismatique: D/LxB: Il donne une indication
sur le volume relatif des extrémités
immergées de la carène ; des
extrémités
bien remplies étant un gage théorique de
possibilités de vitesses élevées sur
des carènes ne planant pas. Plus ce coefficient est
élevé, plus les vitesses
escomptées sont importantes.
Aptitude
au planing D/L x F
: elle est, pour
les
dériveurs, caractérisée par le rapport
entre le déplacement et la surface de
flottaison (F), c'est-à-dire la charge par unité
de surface, et la possibilité
qu'a le bateau d'atteindre, grâce à sa longueur de
flottai- son, la vitesse de
transition lui permettant de passer au planing. Plus le rapport est
faible,
plus grande sera l'aptitude au planing.
La
raideur à la toile : elle est
déterminée
par le rapport de deux couples : le couple chavirant, qui est le
produit de la
surface de voilure par la distance verticale entre le centre de voilure
et le
centre de dérive ; le couple redresseur, qui est
caractérisé par le poids du
bateau et la distance horizontale entre le centre de gravité
et le centre de
carène à un angle de gîte
déterminé. On prendra, pour étudier la
stabilité, la
voilure maximale (V) et, pour les dériveurs, la position
maximale des équipiers
au rappel ou au trapèze. Pour les habitables, les
équipiers seront installés
dans une position de rappel normale et compatible avec la
croisière ,
c'est-à-dire : assis sur la banquette au vent pour 2 ou 3
équipiers, les autres
étant, le cas échéant,
répartis sur les couchettes du bord. Comment
interpréter
les résultats ? Plus le coefficient est
élevé, plus la raideur à la toile
sera élevée. Si le voilier A est plus
raide à la toile que le voilier B à
30° de gîte, cela signifie que, pour atteindre le
même angle de gîte, il faudra
un vent beaucoup plus fort au voilier A.
Positions
du centre de carène (CC) et du centre de dérive
(CD). Ils sont notés en
pourcentage de la longueur de flottaison
par rapport au milieu de celle-ci. Il n'y a pas de critère
absolu pour juger
des positions relatives des divers centres, mais elles constituent des
caractéristiques au même titre que la longueur de
flottaison. Elles permettent,
par comparaison, de montrer certaines tendances du dessin. En
particulier, les
voiliers, rapides au portant et planeurs, auront un centre de
carène
généralement plus reculé que des
voiliers, aux lignes équilibrées entre l'avant
et l'arrière. Position du centre de dérive (CD)
et du centre de voilure (CV) :
c'est une donnée importante pour juger de
l'équilibre sous voiles. En règle
générale,
les voiliers acceptant sans inconvénient de la
gîte auront un écart entre le CV
et le CD plus important que sur une carène
dessinée pour naviguer avec peu de
gîte (les dériveurs, en particulier).
Daniel
ANDRIEUB
En utilisant les prospectus
des constructeurs voici comment vous faire une idée des
possibilités de
différents voiliers.
Les
résultats auxquels vous parviendrez
vous montreront peut-être que tel voilier que vous preniez
pour un coursier
n'est, en fait, qu'une honnête baignoire ! Mais prudence ! Les
caractéristiques fournies par les
constructeurs sont souvent erronées ; d'autre part, un souci
de clarification
des calculs, pour que ce test reste un jeu facile et
agréable, nous a conduits
à ignorer certaines données et à en
simplifier d'autres. Et plus que tous les calculs
ou comparaisons, rien né vaudra jamais de toute
façon un bon essai en mer...
Les
caractéristiques
Necessaires pour
créer les indicateurs servant à comparer
les bateaux
ente eux. Elles figurent (toutes, en règle
générale), sur les notices:
LFL
: longueur à flottaison, en mètres.
BFL
: largeur à la flottaison, en mètres.
DL
: déplacement lège (celui annoncé
par les constructeurs) en tonnes.
GV
: surface de la grand-voile, en
mètre carré.
GN
: surface du génois, en mètres carrés.
F1
: surface
du foc n° 1 (ou du triangle avant),
en mètre carrés.
Les indicateurs
Permettront de comparer que des voiliers...
comparables. C'est-à-dire qu'ils ne pourront être
significatifs que si vous
mettez en parallèle des carènes de
déplacements voisins.
ISM : = indicateur
de stabilité au mouillage.
(BFL3
x
LFL / 10)
IDV : = indicateur du degré de voilure. (SVM x V2SVM / 10 x dl) (V2xxxxxx: signifie racine carrée des valeurs soulignées)
IVM :
indicateur de vitesse moyenne. (LFL
x
SV1 / 2
x DL)
IVPT :
indicateur de vitesse par petit temps.
(
SVM x / 2 x V2DL x LFL)
SVM: =
GV+GN
SV1 =
GV+F1
Des
valeurs croissantes indiquent
un « plus » dans l'évaluation du terme
principal de l'indicateur, et
réciproquement.
Prenons
un exemple : vous voulez
comparer le Cabernet et le Sangria à l'aide des Indicateurs
de
«
Stabilité au mouillage » et de «
Vitesse par Petit Temps ». Il faut que vous notiez pour
chaque voilier : LFL,
BFL, DL.GVetGN. Vous obtenez :
Pour le Cabernet :
ISM = 2,353 x 6,4 /
10= 8,3
IVPT
= 12+21,7
/
2 x V22,125 x 6,4 = 4,6
Pour le Sangria:
ISM = 2,163
x
5,8 / 10 = 5,9
IVP = 13,8
+
19,1 / 2 x V21,6 x 5,8 = 5,4
On peut en conclure que le Cabernet doit être plus stable au mouillage que le Sangria et que, par petit temps, ce dernier devrait se montrer plus rapide.
Voici un tableau
permettant de comparer deux bateaux entre
eux.
|
CARACTERISTIQUES |
Quoi? |
Comment? |
BATEAU
1 |
BATEAU
2 |
|
LFL (m) |
Longueur flottaison |
|
|
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|
BFL(m) |
Largeur à
la flottaison |
|
|
|
|
DL(T) |
Déplacement
lège |
|
|
|
|
GV (m2) |
Surface grand-voile |
|
|
|
|
GN (m2) |
Surface
génois |
|
|
|
|
F1 (m2) |
Surface foc
N°1 |
|
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|
SVM |
GV+ GN |
|
|
|
|
SV1 |
GV + F1 |
|
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|
INDICATEURS |
|
|
|
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|
ISM |
Stabilité
au mouillage |
BFL³ x
LFL / 10 |
|
|
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IDV |
Degré de
voilure |
SMV x V2 SVM / 10 x DL |
|
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IVM |
Vitesse moyenne |
LFL x
SV1 / 2 x DL |
|
|
|
IVPT |
Vitesse par petit
temps |
SVM / 2 x
V2
DL x LFL |
|
|